Des noms donnés aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, ”Jacquet” est le plus connu (étymologiquement : celui qui va à Saint-Jacques). Emmanuel dit “Taz”, lui, l’a gagné sur le sens du retour, en direction du Puy-en-Velay (43), à la sueur de son front à l’occasion de la première édition du Grand Trail du Saint-Jacques. 66 km en 9h24’34″ depuis Le Sauvage (43) sur le célèbre GR65.
Emmanuel, Arnaud et …
Voilà son récit de course :
Préambule :
Tout d’abord, c’est une très belle course, l’organisation fut parfaite pour une première mais rien de surprenant chez ExtraSport, rodé par d’autres évènements majeurs du paysage sportif.
Une météo capricieuse : Très frais au départ, j’ai hésité à mettre les gants (j’ai horreur d’avoir froid aux mains), et on craignait même la pluie. Finalement, ce fut grosse chaleur par la suite ce qui a fait pas mal de dégâts dans les rangs…
Un parcours très exigeant, pas trop technique mais difficile car demandant sans cesse de relancer.
Une rencontre avec Arnaud et un longue discussion, en attendant le départ, dans la grange du Domaine des Sauvages. Un coin perdu dans la campagne , sans même un réseau téléphonique !!!!
Le loup du Gévaudan à Saugues (43)
La Course :
J’ai couru avec ArthurBaldur tout la course, par envie, et un peu par sécurité aussi car il y a longtemps que je ne suis pas allé au bout d’un Ultra et je profiterais de son expérience pour me “modérer” un peu.
Malgré toute cette sagesse, le départ fut un peu “rapide” avec passage au 19°km en 1h50, mais sans finalement avoir trop forcé car le profil est descendant. Pas de grand intérêt “touristique”, à part le cadre du Domaine du Sauvage, superbe. Une deuxième partie, entre Saugues et St Privat, très intéressante, concentrant la majeure partie de la difficulté, mais surtout des paysages magnifiques avec descente et remontée des gorges de l’Allier et passage à proximité de ruines. J’avais la forme, et je me sentais bien, c’est le seul moment où j’ai lâché un peu mon compagnon de route, mais en montant à mon rythme. C’est également sur cette partie que la chaleur a fait des ravages. Bien qu’à l’ombre des arbres, la montée était difficile, et a provoqué pas mal de coups de chaud. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié les nombreuses fontaines qui jalonnent le parcours, et un buff bien frais sur la tête, c’est top.
Une longue pause à St Privat pour soigner les ampoules d’Arthur, environ 20′ au final avec restauration. Nous sommes repartis pour une fin de parcours ou il faut finalement courir, beaucoup et quasiment tout le temps si l’on est très costaud.
De très jolis passages (Les Roches, Les Chibottes) et quelques portions en “single” fort sympathiques dans le final. Nous étions encore en bonne forme donc une partie qui s’est plutôt bien passée et où nous avons remonté bon nombre de coureurs. Dommage d’ailleurs que le tableau des temps de passage est buggé à St Privat parce que je pense qu’on a fait très fort… D’ailleurs, je n’ai pas souvenir de m’être fait reprendre jusqu’à la fin, preuve d’une gestion de course finalement très correcte.
Une arrivée sur le Puy et une montée à la cathédrale sous les applaudissements nourris des gens. Faut dire qu’Arthur les a bien incités à faire du bruit en attaquant les marches en courant 2 par 2 !!! FC Max à 172 en haut si bien que j’ai failli vomir en avalant une gorgée d’eau avant d’avoir totalement repris mes esprits…
Nous avons vécus une arrivée main dans la main, comme à Millau en 2010, pour notre plus grand plaisir. C’est ça aussi le bonheur de la course à pied.
Monistrol d’Allier (43)
Après et Conclusion :
Une après-course joyeuse, une bonne douche, un bon repas, une bonne bière, et une bonne nuit de sommeil. Tout est bon en fait une fois que l’on a franchi la ligne d’arrivée :
- J’ai retrouvé sur ce parcours un mix entre l’Ardèchois et l’Ultra des Monts du Lyonnais. Pour les paysages d’une part, les revêtements de sol très variés et changeant d’une partie à l’autre de la course d’autre part, et enfin par le profil “cassant” de la route, jamais vraiment plat, jamais vraiment montant, exception faite des gorges. Et j’ai adoré ça.
- Courir avec les copains, et surtout partager l’avant et l’après course, c’est top, et ça m’avait un peu manqué depuis l’an dernier et le Grand Duc !!!
- Ravi d’avoir remis le pied à l’étrier de l’Ultra de cette manière, avec un résultat réconfortant, même si je pensais au départ faire un meilleur chrono. Ça me donne la pêche pour préparer sérieusement le dernier objectif de l’année 2012, où j’aurais le plaisir de retrouver plusieurs membre du TTT.
- L’entrainement Vélo/CàP, je “walide” comme dirait Omar. Avec le recul, je pense qu’il m’a juste manqué une sortie Trail de 2h environ avec du D+ (et surtout du D- en fait) et une sortie supplémentaire en footing de 2h30/3h pour vraiment être bien. Mais avec l’automne qui est là, le vélo va moins sortir, et j’espère donc être au top pour affronter les 70km de la SaintéLyon.
212° au scratch – 9h24 – 69,5km et 1800m D+/2300D-, ce n’est pas si mal non.
Résultats du Grand Trail du Saint-Jacques 2012 : là









Le 3° larron sur la photo est un copain d’Arnaud dont j’ai oublié le prénom, Max peut-être mais sans certitude…
Bravo Taz pour cette performance. Cela devait vraiment être une super journée.