Par Johann.
C’est la quatrième fois que je le cours et c’est la première fois que je prends autant de plaisir !!
Tout d’abord mes filles pour la première fois seront là à m’encourager et ça c’est une super motivation pour aller au bout de la distance.
On arrive sur Chamonix (74) sous un soleil radieux et une bonne chaleur. Il fallait bien en profiter car cela n’allait pas durer …
Après une courte nuit, direction le départ retrouver Jean-Jacques pour la photo d’avant course malheureusement sans retrouver les autres CLM. Nous voici sur la ligne de départ, nous sommes super bien placé, je croise Jeys un peu anxieux mais ça va le faire pour lui aussi et Marc qui a fait le 10km la veille.
A 10 minutes du départ, j’allume mon Garmin, nickel sauf que… il s’éteint, un faux contact, je commence à légèrement m’énerver après ce *@!:;* de GPS, mais pas grave je profite du départ ou Monseigneur Kilian Jornet nous fait l’honneur de sa présence. Je vous laisse imaginer l’ambiance sur la ligne de départ.
Nous voila partis à la fraiche, pas de pluie, ciel presque dégagé et je suis toujours à me battre avec ma montre : grrrrr c est pénible ça !!!!
La première partie est roulante je perds Jean-Jacques à cause d’une pause vésicale, je le rattraperais un peu avant Argentière, il est dans le dure déjà. Bon il est excusé, il a fait le KM vertical et le cross. Ca doit peser dans les jambes …
Passage express a Argentière le temps de croiser les filles et d’attaquer les premières côtelettes sur motivé !
Je ferai cavalier seul a partir du Col des Montets. C’est un passage que j’aime bien, c’est très vert et très frais. Puis arrive la descente vers Vallorcine et le ravito. Cette année changement de tactique, je prendrais mon sac à la descente des Posettes pour être light pour l’ascension tant qu’à prendre1000 mètres de D+ autant être léger. Justine me donne mes bâtons, un bisou et hop hop hop, c’est parti pour une belle ascension, j’essaie de rester régulier autant que possible sans me mettre dans le rouge de toute façon pas de cardio c’est vraiment tout à la sensation et je crois que c’est pas plus mal.
Pendant la montée j’assiste à une belle prise de bec entre un gars qui cours dans la montée et le mec devant lui qui ne le laisse pas passer avec ses bâtons. Je trouve cela tellement minable que je ne peux m’empêcher de rire… les gars vous ne jouez pas la gagne alors ta gueule et cours en respectant les mecs plus rapide que toi et inversement…
Une fois sortie de la forêt, j’en profite pour grignoter avant d’entamer l’Aiguillette des Posettes qui commence à bien se charger en nuage…
Effectivement à mi montée le vent se lève et je me retrouve au milieu des nuages la température baisse légèrement jusqu’au sommet où là, je me gèle carrément je vais sortir de quoi me réchauffer pour entamer la descente sans que ma température descende de trop. En plus de cela, je me fais un petit coup de mou genre petite hypoglycémie et comme je suis parti light, il me reste qu’ un gel et du sucre… Ca fera l’affaire, mais du coup je préfère assurer ma descente pour pas trop puiser dans les réserves. Je fais bien, quand j’arrive au Tour, je récupère mon sac avec le nécessaire mais là je suis border line. Je dis trop rien aux filles et je repars avec de quoi dévorer. Je n aime pas trop ce passage, je suis toujours en vrac à ce moment là. Pourtant on est qu’à 27/28km. Malgré mon ravito, j’ai du mal à repartir, j ai la surprise de revoir mes filles juste avant d’arriver à Tré le Champ. J’ai ma Justine qui me balance un « o pov papa tu marches tu n’es pas arriver encore pffff ». Ca me fait sourire, mais surtout, elle a raison et ca me reboost, le ravito me permet de prendre du coca et je repars aussi sec pour la dernière partie qui est pour moi la plus difficile environ 700M de D+ sur12 km au milieu des racines et des pierriers. C’est la guerre mais on aime ca yeahhhh…
L’ascension vers La Flégère est un moment délicat à une vitesse proche du 2km/h. Il y a des gars en vrac sur le bord du sentier ca craint …
Heureusement que je connais le parcours. Je sais où j’en suis et surtout je peux gérer mon effort. En fait, il ne me manque juste la distance … pour en finir.
Ca y est, je vois La Flégère,j e vois le petit lac et là il commence à tomber la mer et les poissons putinnnnn. Je prends à la volé deux bricoles à bouffer avec du Coca et hop je repars pour le final sous la pluie. Ca ce transforme vite en patinoire sur les cailloux et manque de bol, il faut traverser des pierriers énormes dans la pluie et le brouillard avec 5 mètres de visu. Cela ne m’embête pas, bien au contraire, je trouve ça marrant. Il me manque juste la vue sur le Mont-Blanc…
Ce qui est terrible c’est que tu entends le speaker et tu ne vois rien. Tu ne sais pas où tu en es, mais tu montes, tu montes et tu montes encore. D’ailleurs dans l’excitation, je crois que j’arrive et manque de bol, j ai juste zappé un passage sur le balcon sud pour moi un des plus beau un long single en descente et en bordure de montagne ne manque que le soleil.
Sortie de là une longue descente histoire de te flinguer juste avant les 3 derniers lacets vers l’arrivée. Je demande le temps à un gars à coté de moi qui m’annonce un 6h10. Put… quoi qu’il arrive, j’aurai casser mon temps. Je suis déjà satisfait mais ça monte c’est terrible. J’ai les cuisses en feu. Chaque année, je trouve les cailloux de cette satanée montée de plus en plus gros et glissant grrrrrrrrr.
Ca y est, mes nanas sont là, je vois ma Justine au milieu du chemin …normal et je me l ‘mbarque jusqu’à franchir la ligne main dans la main. C’est fou cette émotion qui monte à peine la ligne franchie les larmes me monte mais c est trop bon !!!!
Je passe la ligne en 6h33 soit 22 minutes de mieux que l’année dernière en me rappelant que pour ma première participation j’étais en 7h52. C’est ma petite victoire a moi.
Puis le moment tant attendu, la fameuse bière à l’arrivée. Qu’elle est bonne !!! Le temps de raconter ma course à mes nanas et de me mettre au sec. Ensuite direction Chamonix pour une bonne douche « chaude » !!!
Je retrouverai Jean Jacques au gymnase pour papoter de nos courses devant un bon plateau repas et assister au podium de Kilian en 3h38′. Je crois que je sortais des Posettes à cette heure !!!! Je remercie les organisateurs, tous les bénévoles et toutes les petites mains qui ont tapé à mon passage. C’est pour tout cela que cette course est une de mes préférées. Je remercie mes nanas pour leur soutien autant dans la prépa que le jour de la course dans des conditions où il aurait mieux valut rester au chaud a la maison. Remerciement également à Fred pour les séances d’entrainements où tu m’as fait explosé, mais cela a payé le jour J.








