CR PYRENEEN : LES ALBERES, DE LA TOUR DE LA MASSANE AU PIC NEULOS .
28 AVRIL 2013 – ALBERATRAIL – 45.2 KM – 3 200 m D+/-
Le TTT a ses émissaires aux 4 coins de la France, c’est donc tout naturellement qu’on descend aux abords de la frontière espagnole, à Argelès-sur-Mer (66) pour que moi, Vincent le pyrénéen, je vous raconte mon trail, 1er objectif de la saison.
Avant cela, replaçons cette course dans son contexte calendaire. Elle vient débuter (à peine) ma saison 2013, pourtant des compétitions avaient belle et bien été programmées : Romeufontaine (trail blanc 66), Transpyrénéenne (ski de fond 09) et trail des Citadelles (40 km dans le 09)… et bien, que ce soient des sorties ski, une mauvaise organisation pour savoir où-quand-comment certaines courses… ou encore la varicelle (oui, je suis pourtant majeure) juste avant le 1er objectif (initial) de la saison en terre cathare, je-n’ai-fait-aucune-course au 1er trimestre 2013 ! Pourtant les entraînements sont là, bien faits, plus structurés que jamais grâce à mon ami Robin (coureur et coach ariégeois/toulousain en devenir) qui m’accompagne à distance.
Frustré d’avoir raté les Citadelles (que je cours depuis 2005), j’accentue le volume d’entrainement pour passer au 35h !… par mois… quand les séances sont qualitatives, travail sur 1h15 en moyenne, on a l’impression d’y être tout le temps ! J’aime ça, ça tombe bien !
Du coup, en zyeutant le calendrier local, je vois une nouvelle édition (42 km pour… 3 200 m D+/- Awesome) à deux pas de chez moi sur un terrain que je connais ! … doux euphémisme… pour y avoir été quelques fois en découverte, du genre des séances de 2h qui se transforment en 4h car passage en mode sanglier, un sommet (1 256 m) atteint en vélo de route [pistes forestières > D+ 1 200 m/20km)… hypo… i tutti quanti.
Bref l’ALBERATRAIL, manifestation rattachée aux « Courses de la Massane » (11 km, 21 km, rando et nouveau 45km), c’est du lourd annoncé avec ses 3 200 m de dénivelé ! D’autant plus que la météo ne sera pas favorable pour ce dimanche 28 avril 2013, jour de mes 27 ans ! Même dans les PO on peut connaitre des météos dignes du plateau matheysin !
Côté préparatif, si ce ne sont les entrainements, je m’étais préparé une feuille de route avec temps de passage qui indiquait une fourchette haute (rapide) 7h01 et une basse (lente) 7h48. Du coup, ce travail de repérage est bien utile le jour-J, ça évite les grosses surprises… car des surprises il y en a toujours ! Les temps de passages ont permis de me rencarder avec les proches, encore un plus dans une course !
28/04/13 – 4h20 – réveil (non voulu), ça cogite, prépare la course tel un skieur de descente qui répète ses virages… mais avec plus d’imagination puisque info de dernière minute, le parcours est remanié la veille à cause des chutes de neige tombées à partir de 900 m rendant difficile l’accès sur les crêtes en cas de secours. C’est donc un peu plus de 45 km qui nous attendent, le dénivelé a été sauvé ! Petit déj aux pates et jambon, puis départ vers le château de Valmy (http://www.chateau-valmy.com) célèbre domaine vinicole et hôtelier, lieu de départ.
Je suis concentré, récupère mon dossard, serre une paire de poignées de main, dont celle de notre président de France Sky Running, Marc Villa, connu de tous ici et ailleurs. Le brieff annonce quelques non-partants (peur de la météo ou des cas de varicelle ??) – au coup de pétard, je me mets en mode longue distance, départ équilibré à allure régulière alors que doublé par des tabanards partis comme des cabourds… pour certains on se reverra ! A 27 ans, je dois faire preuve de maturité, après tout, je suis là pour m’offrir des kilomètres et du dénivelé !
L’objectif est de faire les montées à allure régulière, soit marche rapide avec bâtons (façon skating mais sans glisser…) et des descentes raisonnables, sans glisser aussi (je repense à Mayou teh) c’est-à-dire sans se griller à vouloir se faire extrêmement plaisir, mais juste plaisir. Avec bâtons aussi pour soulager les articulations qui pourraient ne pas apprécier la distance, ce n’est que le début de saison à la sortie de l’hiver.
Dans la course je suis en phase avec mes temps de passage voir un peu mieux il me semble, ça me conforte sur ma stratégie. Sur les premiers kil, on s’était croisé et recroisé avec le podium féminin, me laissant l’ascendant dans les montées. C’est donc serein que j’aborde le point culminant même si le froid (j’enfile les gants), les rafales de neige dans la gueule, nous rappellent qu’on n’est pas sur la croisette mon neveu !
S’amorce alors une longue descente sur piste forestière (parcours remanié évitant le parcours technique en crêtes… info pour les années suivantes), où je suis en relâchement 150 bpm ne me ressemble pas mais ça fait du bien, 11 à l’heure, rythme de croisière et là ! je vois deux obus me doubler bleu et rose, c’est le podium féminin qui vient de me faire trembler à près de 15 à l’heure ! là, j’ai une info-bulle qui me dit, Vins va chercher !… puis de suite après, non t’as 27 ans, t’es mature maintenant hihi – je me raisonne en disant que ce n’est pas mon rythme et que je risque de le payer sur la fin. Dans cette longue descente, où j’ai bien cru qu’on allait franchir le niveau de la mer, je rattrape alors un comparse avec qui on fera un duo d’une bonne heure. C’est sur l’avant dernière descente bien qu’abordé plus que prudemment que je le détache grâce aux bâtons, car la pluie a rendu la roche glissante, je grappille une demi-poignée de places. Les muscles commencent à vouloir siffler mais mentalement j’y suis, aujourd’hui c’est mon annif merde !
Sur le dernier rencard avec les proches, on me signale une féminine pas loin… mais sans connaitre mon retard précisément, à quoi bon vouloir s’accrocher ? Je fais ma trace donc au train. Je croise des bonhommes sur le bas-côté… ça va ? « ouè ouè » disent-ils assis la goutte au nez lol, ils ont dû gérer leur trotte comme un off… sauf que les offs au TTT on connait et aujourd’hui ce n’en est pas un héhé
Incertain du remaniement du parcours, il me semblait avoir vu le rajout d’une bosse 500 D+, 20’ après l’avoir abordé, je vois 2 711 m au compteur, alors qu’il me semblait l’avoir commencé à 2 700… quelques minutes plus tard, je vois un checkpoint où des gars me disent, « c’est finit les montées ! » je look la montre, toujours 2 711 m, j’étais bloqué sur le cumul descendant… je flippais de ne pas me voir grimper ! Rassuré et confiant, je gratte une dernière place sans en perdre.
Je reviens vers le château par une dernière bosselette, où une petite foule applaudit, ça réchauffe le cœur, les proches m’attendent sur la ligne d’arrivée. Je reçois le t-shirt du finisher « Aìxo es fet » ! Visca catalunya !! jaja
En somme, l’une de mes plus belle course, embellie par les épreuves climatiques, une gestion de course respectueuse de mon niveau et de ma préparation avec la surprise des moins de 7h de course (06h53’55 pour une 37ème place sur 160 inscrits), à 4’ de la 2nd féminine (le podium féminin est mon repère en course), les 1ères sont plutôt bien golées !! ahahaha bravo à elles d’ailleurs.
NB : 1er scrath Grégory KIENE (Team Lafuma) en 5h12’.
Merci aux proches pour leur soutien, c’est un vrai plus ! Fier d’arborer les couleurs du TTT.
La course en elle-même est au top, le vrai trail où un parcours recouvre toutes les surfaces, du technique au roulant, des sommets (presque, par exception) aux fonds de vallées, où ça varie les montées et les descentes. Une organisation sans faille même en sortant un parcours bis à la dernière minute, chapeau ! Et les meilleurs pour la fin, avec ses bénévoles dévoués et admirables au top !
L’ALBERATRAIL est une superbe course à inscrire à son calendrier, la beauté de la région n’est qu’anecdotique à côté de la manifestation !
Je ne me prête pas souvent à l’exercice de l’écriture après mes sorties mais pour mes deux principaux objectifs de la saison, le partage d’expérience est toujours enrichissant. Il peut vous faire économiser une sortie, juste en lisant ce texte, même si on préfère le terrain… évidemment.
D’une part le Championnat du Canigou, gros évènement skyrunning sur les Pyrénées par le nombre de participants (800) et d’autre part le Marathon du Montcalm, devenu cette année, épreuve de coupe du monde de la discipline.
Pour ceux qui n’aiment pas lire : récap en fin de page.
Le Canigou, jamais fait. L’idée est de vivre cette ambiance catalane (sur et en dehors du parcours) et de découvrir le tracé en vue de projets futurs. Les deux courses sont très liées pour moi, géographiquement, sentimentalement et ‘difficilement’. Ainsi, le vendredi soir, je pars en Scénic aménagé camping-car, pour espérer gagner une heure de sommeil le jour-J. Leurre.
Je suis parti tard pour profiter un dernier moment de ma femme et bébé. Départ en solitaire, même sans Deezy pour ceux qui connaissent. Arrivé sur place 23h45 – le temps de substituer le confort de chez soi en trouvant un coin tranquille 0h15 – en bas, c’est concert « noisy » – 0h45 j’ai fini de m’installer et de rassurer ma chérie par phone. Par intermittence, des éclats de grandes gueules de jeunes branlouss me réveillent « very noisy » – tellement KO que je me rendors – 3h24, s’en est trop (trop noisy donne un sommeil moisi – souvenez-vous en !), je bouge le Scénic à la sortie du village (soit 800 m du départ, ça aura son importance).
Le lende… une poignée d’heure après – 6h00, réveil pour débuter un déjeuner lent car la longueur du parcours ainsi que la chaleur demandent d’être rassasier sans que ça pèse pendant l’effort – c’est comme ça que je dégomme quelques gâteaux et briquettes de jus d’Orange. 6h30, je pars chercher mon dossard – je fouine un peu sur la place du village et je trouve l’école, lieu d’inscription – je me calle dans la seule file d’attente où il y a du monde ok… 5 min passent et je m’aperçois que la file qui m’est dédiée en ayant un nom commençant par « B », est juste à côté, des personnes se sont intercalées. 5 min de plus, il est 6h45 pour départ 7h00. Je retire la poche cadeaux (t-shirt technique Salomon, Bandeau Canigou, Pinard…) – Je remplis le Camel… d’eau, le pinard, faut que je le ramène à la voiture ggrrhhh – Sur le chemin, je trouve judicieux de lâcher du lest dans un coin de verdure, il est 55. Je commence à speeder car j’entends le micro s’exciter en contre-bas… j’allonge la foulée et en profite pour m’échauffer. 6h59’xx j’arrive sur la ligne de départ… essoufflé – lol. PKKIIHHRR le départ est lancé, je suis dans les 200 derniers de la foule. Je râle dans ma barb… duvet naissant, je suis un jeunot encore. Je me dis « fuck », va falloir remonter tous ceux qui sont venus pour le fun. Car même en mode découverte j’ai l’obsession du chrono et au vu de mes calculs presque scientifique, de 4h, mon objectif était passé à 4h30. Le gros du peloton est remonté sur les 1ers km de route – au bout de 8 km, je suis dans les 200, premiers ce coup-ci. Je vois l’annif surprise d’un pote coureur en direct.

L’ambiance est là. Le parcours est roulant mais je n’arrive pas à maintenir le pas de course, pensant que le pas cadencé marché a le même effet, sauf sur la fatigue. Passé la dernière prairie dans un univers « montagne verte », facile mais usante, j’attaque la partie montagne rocheuse, la caillasse et la succession des lacets m’excitent, je soutiens le pas rythmé et dépassent des rivaux – le fil de coureurs que je remonte laisse entrevoir des mollets de plus en plus affutés. Et là, j’arrive au pied de la cheminé, bien entamé par l’ascension, je re-visionne la vidéo de Kilian Jornet grimpant le KV de Fully en s’aidant des mains,
S’il peut, je peux, la réalité fera que ce n’était pas au même rythme – bref, grâce à lui je suis en haut de la cheminée (rempart de roche escaladable via des marches de géants) – je jette un œil sur la foule, oui la foule sur le Pic Canigou, avec leurs cloches et leurs acclamations – là, tu regrettes de ne pas t’être donné à fond au début pour leur rendre hommage. Je jette un autre coup d’œil sur la croix et le paysage en me disant, « plus tard le tourisme ».
Puis la descente, la longue descente que j’affectionne en général, mais impossible pour moi d’envoyer par manque de puissance et condition physique (absence de gainage dans ma prépa) par souhait de préserver mon rythme de course. Rien d’exceptionnelle à raconter si ce n’est les tranches de pastèques que je me goinfrais à chaque ravito et parfois même que je m’envoyais dans la gueule – double effet, réveil et rafraîchissement garantis. La chaleur est présente et limite une fraction de l’effort. Mi-route carrossable, mi-sentiers, la chaleur du sol est en train de foutre le feu au SpeedCross3 que je trouve de plus en plus limite passées les 20 bornes. La Suunto indique que j’arrive sur la fin du parcours et que je suis IN niveau chrono - je vois mon Scénic, je sais donc que je suis près du but, où je continue en descendant une des avenues du village de Vernet-les-Bains, qui mène sur la place. J’allonge la foulé pour que les gens pensent que j’ai tout le temps eu cette allure durant les 33 bornes. J’arrive grand sourire sur la place où tout le monde braille.

J’étais heureux d’avoir une arrivée digne de Kilian à Chamonix… en fait, ils me disaient tous qu’il fallait faire 15 m de plus pour stopper le chrono – ah – ok ok. Je reçois ma médaille du finisher, la classe !
J’ai les pieds en feu, je me pose dans un coin et bade… c’est bon ça huum – et là, je croise la délégation du TTT par le biais de Bruno qui a remporté honorablement l’épreuve avec charge (8 kg) !
On papote viteuf sur nos impressions de courses et moi reste surpris devant la puissance du TTT que d’envoyer des émissaires dans nos Pyrénées ! Bon ensuite, faut regagner le Scénic à 800 m, pieds nus sur le macadam hardant car les shoes HS !!
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Le Montcalm ou Challenge des 3 000 ariégeois, c’est la course mythique du sommet qui m’a vu naitre puisque qu’il surplombe tout le département 09. Cette année épreuve de coupe du monde, je sais qu’il va falloir être à mon meilleur niveau pour faire un résultat (sous les 6h pour ma part (le record étant en 4h30) ; Sur le plan perso j’ai une revanche à prendre, en 2009 mon temps en 6h12, en 2010 mon temps en 6h52 (contre-perf totale). La météo annonce la canicule, elle sera là, comme en 2010 et je sais qu’elle peut me faire mal. Dans le sud on aime se retrouver entre pote sous la chaleur, je serais donc hébergé chez Robin (el pibe del paìs) avec ses potes de club de Toulouse (SATUC) et avec qui on a fait la pseudo prépa ensemble (à distance essentiellement). C’est aussi l’occasion de revoir mon ami Fabien avec qui j’ai fait les Citadelles. Lui, a voulu accompagner deux potes du boulot en pensant que c’était la façon la plus rapide de faire visiter l’Ariège-Pyrénées (ils mettront 8h30, mais ils auront vu tout le département !). La veille de course beaucoup moins agitée qu’au Canigou. On profite tout de même d’un Show Contest en saut de BMX, balaises les mecs !
Avant de me coucher, je jette un dernier coup d’œil sur les chronos intermédiaires dans les +40% du temps du 1er ce qui théoriquement me ferait terminer en 5h52.
Le lendemain, le mental y est, je suis concentré avec mon imitation Ipod Shuffle où j’ai stocké une centaine de sons qui m’mettent la rage car il m’en faudra… PKKIIHHRR le départ est lancé, nous sommes 300 sur les 480 engagés, déjà, un 1er filtre s’est glissé. Je pars prudent, sur les bases de mon programme. Les temps intermédiaires donnés sont :
| AUZAT | ARTIGUES | PINET | MONTCALM | ESTATS | PINET | ARTIGUES | AUZAT |
| 0 KM | 12.5 | 17.5 | 21.0 | 22.5 | 26.0 | 32.0 | 42.0 |
| TPS + 40% | 1H17 | 2H24 | 3H35 | 3H49 | 4H34 | 5H16 | 5H52 |
| MON TPS | 1H14 | 2H25 | 3H37 | 3H56 | 4H38 | 5H19 | 6H31 |
Je pars avec mes SpeedCross de la saison dernière car les autres ont besoin de repos suite au Canigou. A chaque point intermédiaire, je vois que je gère niquel, je me vois déjà passer sous l’arche Tuga avant les 6h00.
Représenter le TTT autour du cou par 35° à l’ombre !! un vrai TTTiste – ça contrecarre les fois où je suis à poils en automne !
Par contre, la haine que me provoque la musique je l’ai bien, ça fait près de 3h que la contrefaçon me passe 4 morceaux en boucle, je décroche les écouteurs énervés – Dans la montée je croise mon pote Robin, je lui mets un doigt, il ne réagit pas, je me dis qu’il n’est pas top, lui censé être plus rapide de 1 à 2% que moi sur le parcours. Je continue mon ascension qui se déroule bien, je sais que j’aimerai courir mais je n’y arrive pas, je marche toujours cadencé, ça suffit pour rester dans les chronos. A la Pic d’Estats je suis 68ème.
Dans la descente bien que prudent, je gagne 4 places qui je sais d’avance seront perdues car je suis bidons sur la route qui permet de finir le parcours. Arrivée au dernier point intermédiaire, je suis encore bon niveau chrono mais je me dis que c’est ultra tendu de faire 10 bornes en 39 min après tout ça ! et puis, physiquement je commence à tirer la gueule. Je sais que ça va être extrêmement dur et long alors que je n’ai pas terminé le 1er kilomètre de la partie route. AIE. Affreux, j’alterne marche et trot, je ne sais pas comment je peux trotter, tout comme je ne sais pas comment je suis obligé de marcher par d’autres moments, je découvre une partie de mental qui ne répond plus à mes directives, c’est affreux. Des concurrents me dépassent en m’encourageant. Les points d’eau et de ravitos auront été nombreux et à 4 km de l’arrivée je ne suis vraiment pas bien, la bénévole doute que je vais finir et m’indique de rester encore avec eux. Quitte à en chier, je préfère ne pas perdre de temps, alors j’y mettrais le temps qu’il faut, en marchand j’y arriverai même si c’est affreusement long. A 1 km de l’arrivée, 1 groupe de 4 gars me double genre à 11 km/h, j’en peux plus moi qui trottinais sur la fin et me remet à marcher alors que je ne suis qu’à 800 m !! à 400 m je reprends le footing pour finir en trottinant… mais claqué, ultra claqué… j’ai la sensation que c’est la course la plus dure de toute ma vie ! L’équipe médicale me prend en charge pour faire baisser ma température, les pieds dans un sale état mais tout ça me permet de venir à bout de mes deux objectifs de la saison, même si les chronos n’y sont pas, je sais pourquoi (chaleur et peut-être manque de long dans la prépa même si j’en ai fait un peu – ce n’est plus comme quand je vivais à La Motte d’A. où un 20 bornes avec + de 1000 d se faisaient à la sortie du tàf). Désormais, y a plus qu’à… se reposer dans l’immédiat !
Aussi, je ne pouvais pas abandonner (c’est ce qui te trotte pendant la dernière heure) du fait que le lot du concours bannières web TTT m’a permis de m’inscrire. Hihi merci Prési !
Fin du chrono, 6h31 pour la 75ème place. L’espagnole basque 5ème à Zegama explose de 13 min le record. AIE. L’italienne explose le record aussi de 8 min en 5h01. AIE.
NB : quelqu’un peut-il me conseiller une paire de pompes pour des trails / marathon pour éviter ça :
MERCI.
SI TU N’AIMES PAS LIRE…, C’EST MON RECAP : vraiment trop cool, grande fierté une fois terminé évidemment. Le Canigou m’a cané physiquement alors que la difficulté sur le Montcalm était plus d’ordre mentale provoquée surtout par les conditions météo caniculaires (nous sommes dans le sud ;-P) – à refaire mais plus coup sur coup (15 jours d’intervalle).
Crédits photos et merci à eux : Photogone, Yvan et Michel Arnaud (Organisation Citadelles).
























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