Le 20 Février dernier, j’ai participé à La sauta roc, qui avait pour cadre, le village médiéval de Saint-Guilhem-le-Désert (34).
Cette épreuve est magistralement organisée par « Temps course », magasin spécialisé dans la course à pied , situé à Montpellier.
Cette enseigne édite un magazine mensuel, “Temps course mag”, où l’on trouve des articles et les résultats de nombreuses courses se déroulant dans l’Hérault, le Gard, la Lozère…
Chaque fois que je suis allé faire une course nature ou un trail dans ces départements, j’ai reçu gratuitement le mensuel consacré à l’épreuve que j’avais faite.
Pour ma participation à La sauta roc, j’ai reçu courant avril le numéro du mois de Mars 2011.
En le feuilletant, j’ai commencé par me voir en photo.
En le lisant, j’ai également reconnu les lignes du compte-rendu de l’épreuve que j’ai déposé sur le site du TTT.
Il est vrai, que j’avais envoyé le lien du CR rédigé à l’organisation, qui m’avait demandé, s’il pouvait le mettre sur leur site. J’ai répondu par l’affirmative n’ayant pas compris que cela allait aussi faire l’objet d’une publication dans leur magasine.
Donc voilà, comment un simple post de notre blog se trouve lu par des centaines de coureurs du sud de la France.
Dommage que nulle part, n’apparaisse l’adresse du blog du team…
Saint-Guilhem-le-Désert, petit village médiéval de l’Hérault, est le théâtre de « La Sauta Roc », trail court de 26 km, avec 1000 m de dénivelé positif.
Possédant le label « Plus beau village de France », au cœur des gorges de l’Hérault et faisant partie d’une « vallée de légendes », il permet à ses visiteurs de remonter le temps.
Cette bourgade s’est développée sous le nom de Gellone, dans une combe, le long du Verdus, autour du monastère Saint-Sauveur, doté d’une partie de ses biens en 804 par Guilhem – Comte de Toulouse et Duc d’Aquitaine, cousin de Charlemagne et petit-fils de Charles Martel.
De retour de la marche d’Espagne, couronné de gloire, guidé par Saint-Benoît d’Aniane, son ami d’enfance, Guilhem décida de déposer les armes et de se retirer dans la solitude du val de Gellone.
Abbaye de Gellone
Dès l’an mille, le monastère s’impose comme une halte sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle pour les pèlerins venant d’Orient ou d’Europe centrale (chemin d’Arles, via Tolosana).
Le cloître de l’abbaye, bâti en 1206
Au XIIème siècle, le village prend le nom de Saint-Guilhem-le-Désert.
En 1998, l’abbatiale (abbaye de Gellone) est classée au « patrimoine mondial de l’UNESCO » au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.
Les possibilités de visite dans le village et ses environs sont nombreuses : Abbaye de Gellone, son cloître et son musé, la grotte de Clamousse, le Pont du diable, l’ermitage Notre-Dame-du-Lieu-Plaisant, le Cirque du Bout du monde, les gorges de l’Hérault…
Les gorges de l’Hérault
Pour les amoureux des loisirs et des sports de pleine nature, il y a moyen de pêcher, rouler, grimper, galoper, randonner et courir.
Pour les amoureux de vieilles pierres, un village et une région à découvrir. J’y retournerais avec grand plaisir.
La sauta roc, une grande classique à mes yeux que tout traileur aimant le caillou (et donc aimant sauter par-dessus) doit faire une fois dans sa « carrière ».
Il y a quelques années, j’ai découvert cette course en feuilletant un «
Jogging International ». Aimant courir dans des lieux chargés d’histoire, je suis tombé sous le charme, me promettant de la faire un jour.
Elle a pour cadre les environs de Saint-Guilhem-le-Désert (34), au cœur du grand site de France « Saint-Guilhem-le-Désert/Gorges de l’Hérault », sur une distance de 26 km pour un d+ et d- de 1000 m.
Dimanche 20 Février 2011, je me trouve donc à Saint-Guilhem, magnifique bourg médiéval, possédant le label « Plus beau village de France », pour prendre pour la première fois son départ, sous un soleil radieux et un vent frisquet, au milieu d’un peloton de 500 participants.
L’hiver, plutôt clément à Annecy, m’a permis de la préparer correctement, en faisant quelques sorties avec des dénivelés avoisinant les 1000 mètres, pour une durée pouvant aller aux environs de 2h15-2h30.
Sur les 26 kms, pratiquement que des cailloux, quasiment que de la monotrace ou du sentier de randonnée, peu de plat, presque pas de piste ou de chemin.
Des descentes techniques, des montées conséquentes, peu de lieux qui permettent de courir sans se préoccuper de là où mettre les pieds et peu de portions favorisants la récupération.
Un départ rapide m’a permis de me positionner à l’avant de la course, passant 12ème au ravitaillement du 11ème km. Mais peu à peu, je me suis étiolé pour terminer « rincé » (16ème) en 2h16min48s à un peu plus de 14 minutes des deux vainqueurs (le classement).
Encore devant… mais plus pour longtemps (Crédit photo : Eric JOUVE)
J’ai apprécié :
- le cadre magnifique du village départ,
- les paysages à couper le souffle avec ses nombreux points de vue,
- que les organisateurs aient décalé le début de l’épreuve de 10 à 15 minutes pour permettre à tous d’être au départ,
- les nombreuses monotraces et la technicité du parcours,
- la gentillesse des hôteliers et restaurateurs du village,
- le dévouement des bénévoles,
- un parcours superbement balisé,
- les Cascadia 6 qui ont parfaitement tenues le choc sur un tel parcours,
- de finir la course complètement lessivé sans rien avoir lâché malgré les quelques moments de détresse vécus sur le parcours,
- de terminer une course sans avoir une grosse douleur ici ou là,
- une fraicheur musculaire à la fin de l’épreuve débouchant sur un lendemain sans courbature.
Le début du parcours avec en arrière plan le « Cirque du bout du monde »
J’ai moins apprécié :
- mon niveau en descente qui a fait que j’ai pris des « valises » dans ces parties de l’épreuve,
- de ne pas avoir été capable de me faire un plus mal à certains moments clés de la course,
- mon manque de lucidité sur mon niveau actuel, qui a fait que je suis certainement parti un peu vite,
- d’avoir « cramioté » sur tout le parcours en raison d’une « crève » contractée dans la semaine précédent l’épreuve.
Un départ et une arrivée devant l’Abbaye de Gellone, classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.
Sachant que la première course de la saison est rarement la meilleure, l’important est d’avoir débloqué le compteur pour l’année 2011.
Maintenant, direction le 22 km du Tri-Max trail à Vernon (27), le dimanche 06 Mars 2011.



















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