Depuis 2007, année de ma participation au marathon des burons, je m’étais promis de revenir faire un trail en Aubrac sur ces terres que j’affectionne tant.
L’Ultra Trans Aubrac , je connaissais : long de 100 km avec des vainqueurs prestigieux comme Antoine GUILLON ou Thomas LORBLANCHET.
Cette année pour la première fois, un 50 km (le trail du capuchadou, d+ 1250 m, d- 1800 m) était organisé. Pas encore prêt mentalement à franchir le cap des 100 km, j’ai sauté sur cette occasion de pouvoir participer à une épreuve de caractère sur la “petite distance”. De plus, c’est une course en ligne et ça, j’adore. J’ai l’impression de voyager…
Avec mes filles, sur le lieu du départ, devant le taureau à Laguiole (12)
Dans une forme étincelante pour la saison, tous les indicateurs sont au vert pour faire de grandes choses.
J’arrive donc à Laguiole, au départ de l’épreuve avec un gros moral et une envie de tout casser…
10h00 enfin le départ.
Nous sommes 4 à nous échapper dès les premiers mètres. Au bout de 5-6 km, nous ne sommes plus que 3 et au 20ème, plus que 2.
Je passe en tête à l’unique ravitaillement, au km 23, au buron des Bouals, à proximité du village d’Aubrac.
Au train, je semble plus fort que mon compagnon d’échappée, je grimpe légèrement plus vite mais il me parait évident qu’il descend mieux que moi.
Comme les 15 derniers kilomètres sont en descente, je me dis que pour avoir une chance de gagner, il faut que je le lâche avant d’entamer mon point faible.
Fort de l’avis du frangin, qui pense que pour gagner Paris-Roubaix, Thor HUSHOVD (au fait, nous avons le même podologue…) doit rouler et ne pas se contenter de rester dans les roues, je fais le rythme en me disant qu’il va bien finir par craquer.
Mais non, la descente finale arrive, je suis moins bien depuis quelques minutes et dans une partie technique, il s’échappe. Je ne le reverrais plus. Je passe 45 minutes au « fond du trou » avant que cela ne revienne à 3 kilomètres de l’arrivée, mais trop tard, même si en franchissant la ligne, j’aurais pu encore faire 10 kilomètres…
A l’arrivée
1’32″ de débours, voilà ce qui me sépare du vainqueur du jour. C’est à la fois peu et beaucoup. Mais autant à Vernon (27), le vainqueur était imprenable avec ma forme du moment, autant là, c’était jouable.
Le podium scratch homme
Malgré la déception d’une nouvelle seconde place, les points de satisfaction sont nombreux :
- 50 km couvert en 4h06min36s,
- être capable de gérer les moments difficiles et de relancer la machine,
- courir dans des pâturages où l’on voit du « vert » à perte de vue, procurant le sentiment d’être seul au monde,
- être passé en tête à Aubrac, halte mythique sur le chemin de St-Jacques-de-Compostelle, village traversé depuis mille ans, par des dizaines de milliers de pèlerins,
- avoir participé à une magnifique épreuve, organisée par des bénévoles sympathiques et dévoués.
Cette épreuve mérite de gagner en notoriété, car quel travail pour 250 participants!!!
Le classement : ici
Les photos de la course : là
Hier, j’ai participé au Trail du capuchadou, course en ligne de 50 km (d+ 1250 m, d- 1800m) allant de Laguiole à St-Geniez-d’Olt .
Je termine une nouvelle fois second, en 4h06’36″, à 1’32″ du champion local, Vincent CHAUFFOUR, qui est rentré plusieurs fois dans le TOP 20 du Marathon des Burons.
Avec lui jusqu’au 35ème-38ème km, j’ai une fois de plus lâché prise dans une descente technique…
Je sais ce qu’il me reste à travailler si je ne veux pas devenir le “Poupou” du trail…
Je prends le temps dans la semaine de faire un CR plus consistant.
Samedi 16 Avril 2011, François, membre du Taillefer trail team, prendra le départ du Trail du Capuchadou (50 km, d+ 1250 m, d- 1800m) dans le cadre de l’Ultra Trans Aubrac.
Le village d’Aubrac (12), traversé par les deux épreuves de l’Ultra Trans Aubrac
A quelques jours du départ, il a pris le temps de répondre à quelques questions :
- Qu’est ce qui a motivé ton inscription à la Trans Aubrac ?
En 2007, j’ai participé au marathon des Burons organisé par les mêmes organisateurs que le Festival des templiers. A l’époque c’était une course en ligne, allant de Nasbinals à Laguiole, longue de 44 km. C’est la plus belle course que j’ai faite jusqu’à maintenant : des paysages à couper le souffle, de grands espaces, une nature sauvage à l’état brut…
L’an dernier, je m’étais réinscrit au marathon des Burons. Blessé, je n’y suis pas allé. Donc, quand j’ai vu que cette année, il y avait pour la première fois un 50 km à l’Ultra Trans Aubrac, je me suis dit que j’y participerais. J’avais déjà repéré cette épreuve dans le passé, mais jusqu’à maintenant en solo il n’y avait qu’un 100 km.
- Comment as tu préparé cette course?
50 km en Avril, pour moi c’est toujours un peu beaucoup. D’habitude, je suis efficace sur ces courses début juin, le temps de faire du volume. Mais cette année, avec l’hiver exceptionnel que nous avons eu, j’ai déjà fait beaucoup de kilomètres (+ de 900 depuis le 01/01/11) et de d+ (+ de 160000m).
De plus, cette année, j’ai couru avec un petit jeunot qui fait du tri et qui m’a bien “boosté” sur les séances de VMA en nature.
-
Quelles sont tes ambitions et quelle sera ta stratégie de course?
La forme est là, j’y vais donc pour faire la course devant. Au regard du début de saison, je pense avoir la “caisse “pour tenir minimum, un petit 10 km/h. Si je ne me perds pas cette fois ci, cela devrait être pas mal au final. Il faut principalement, que j’arrive reposé au départ, ce qui ne sera pas facile avec la grosse semaine que j’ai au boulot…
Pour ce qui est de la stratégie de course, je ne vais pas m’enflammer, je suis un coureur au train, qui met la machine en route pas avant 50′… C’est bien souvent, la première heure qui est difficile. Ensuite, il faudra gérer les passages où je serai moins bien car sur une telle distance, il y en a toujours un ou deux, et c’est là qu’il ne faut rien lâcher.
J’espère ne pas faire 50 km seul…. comme à Tullins.
Enfin sur le parcours, il n’y a qu’un seul ravitaillement, à Aubrac (23ème km). Je vais donc courir avec un camel ce qui ne m’arrive pas souvent en compétition.















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